
Pontvallain 1370 : Bertrand du Guesclin, le Marteau de Dieu qui sauva le royaume de France
- Histoire
- 8 décembre 2025
Une France blessée qui attendait un sauveur
Le 4 décembre 1370 n’est pas seulement une date de victoire militaire : c’est un moment charnière où la Providence semble se pencher de nouveau sur la France meurtrie. Depuis des décennies, notre royaume subissait les ravages des envahisseurs anglais, maîtres de pillages, d’incendies et de campagnes de terreur. Le peuple paysan, cœur chrétien de la France, voyait ses champs brûlés, ses hameaux écrasés, ses églises profanées.
L’autorité royale, fragilisée par les défaites de Crécy et de Poitiers, avait besoin d’un homme capable de rallumer la flamme française. Cet homme, la Providence l’avait déjà façonné : Bertrand du Guesclin, Breton de haute trempe, soldat au visage rude mais au cœur ardent, fidèle au roi et à la France jusqu’au sacrifice.
À l’automne 1370, Charles V le SAGE le nomme connétable, c’est-à-dire chef suprême des armées du royaume. Une responsabilité immense, un honneur réservé aux plus dignes, et surtout une mission : libérer la terre de France.
Regardez la version courte de cette histoire sur YouTube :
L’ombre anglaise : Knolles, le ravageur du royaume
Face à du Guesclin se dresse un homme redouté : Robert Knolles, chef mercenaire anglais, spécialiste des chevauchées dévastatrices. Depuis des mois, ses troupes semaient la désolation en Anjou et dans le Maine, sans rencontrer de résistance capable de les stopper. Ses archers, réputés imbattables lorsqu’ils prenaient position, avaient écrasé bien des seigneurs français.
Mais en cette fin d’année 1370, la troupe de Knolles est affaiblie :
– épuisée par des mois de pillage,
– alourdie par le butin,
– divisée en détachements trop éloignés les uns des autres,
– convaincue que les Français n’oseraient plus attaquer.
C’était sans compter le génie imprévisible de Bertrand du Guesclin.
Une marche nocturne héroïque : la force d’un peuple qui refuse de tomber
Le plan de du Guesclin est simple, presque dément : marcher quarante-huit kilomètres en une seule nuit, sous une pluie glaciale, à travers un terrain détrempé. Une marche impossible pour une armée normale… mais pas pour une armée animée par la foi et par l’amour de la France.
Dans les chroniques, on raconte qu’avant le départ, du Guesclin aurait fait rassembler ses hommes autour d’une petite chapelle de campagne. Là, devant l’autel, il leur aurait déclaré :
« Messires, la France attend de nous que nous la délivrions. Que Dieu bénisse nos armes. »
Cette dimension spirituelle est rarement mise en avant, pourtant elle est centrale pour comprendre la force de cette armée française qui, malgré le froid, la fatigue et la nuit noire, avance avec une détermination surnaturelle.
Aube du 4 décembre 1370 : la foudre française s’abat sur Pontvallain
À peine une heure de repos est accordée aux soldats. Puis, à l’aube, alors que le brouillard du Maine étouffe les formes et les sons, du Guesclin donne l’ordre de charger à pied.
C’est une innovation tactique :
– pas d’assaut chevaleresque inutile,
– pas de manœuvre compliquée,
– un choc direct, massif, imparable.
Les Anglais, encore endormis, surpris en plein réveil, sont balayés. Le bruit des armes françaises résonne comme un tonnerre venu du ciel. Les archers, incapables de se mettre en formation, tombent les uns après les autres.
Certains Anglais tentent de se replier dans les bois… mais la Providence veille encore sur les Français : Olivier de Clisson, le futur « Boucher », surgit avec cinq cents hommes. La nasse se referme. La bataille tourne au carnage.
La déroute anglaise est totale.
La poursuite : la France reprend son souffle
Du Guesclin ne laisse aucun répit aux fuyards. Le lendemain, il les poursuit jusqu’à Vaas, puis jusqu’aux portes de Saumur. En quelques jours seulement, toute la région — le Maine et l’Anjou — est purifiée de la présence anglaise.
Cette opération éclair marque le début d’une dynamique nouvelle :
la reconquête française.
Les personnages principaux
Bertrand du Guesclin – Le rempart de la France
Issu d’une famille bretonne modeste mais noble, du Guesclin se distingue dès sa jeunesse par son courage et sa ténacité. Il n’est pas le chevalier typique : trapu, peu gracieux, mais doté d’un instinct militaire exceptionnel. Loyal envers le roi et farouche défenseur de la France chrétienne, il devient rapidement l’âme de la résistance face aux Anglais. Sa nomination comme connétable, quelques semaines avant Pontvallain, symbolise le renouveau de l’armée française.
Robert Knolles – Le ravageur du royaume
Mercenaire anglais expérimenté, Knolles est un stratège brutal, maître des campagnes de terreur. Mais son arrogance et la désorganisation de ses troupes jouent contre lui en 1370. À Pontvallain, la meilleure arme anglaise — les archers — est neutralisée avant même d’être déployée.
Olivier de Clisson – Le glaive breton
Allié et parfois rival de du Guesclin, Clisson partage avec lui ce mélange de rudesse bretonne et d’efficacité militaire. Sa charge finale à Pontvallain est décisive. On dit que lorsqu’il arriva sur le champ de bataille, il aurait déclaré : « La France ne pliera pas tant que nous serons debout. »
Une anecdote rarement racontée : la bannière du chêne de Bernay
Les chroniqueurs locaux rapportent une anecdote méconnue, transmise de génération en génération dans les villages du Maine. Durant la marche nocturne, les hommes de du Guesclin auraient fait une halte rapide près d’un vieux chêne appelé le Chêne de Bernay. Sous cet arbre, selon la tradition, un ermite vivait depuis des années et bénissait les voyageurs.
L’histoire raconte que l’ermite, apercevant les soldats exténués, leur aurait tendu une petite bannière frappée d’une croix rouge en leur disant :
« Portez ceci. Là où vous irez, Dieu ouvrira la voie. »
La bannière aurait été confiée à un écuyer breton et aurait flotté en tête de la charge à Pontvallain.
Cette histoire n’apparaît ni dans les grandes chroniques françaises ni dans les documents officiels, mais elle demeure vivante dans la mémoire locale, comme un symbole de la protection divine accordée à l’armée française ce jour-là.
L’impact stratégique : la renaissance de la France
Pontvallain n’est pas seulement une victoire tactique : c’est un signal.
La France, acculée depuis trop longtemps, prouve enfin qu’elle peut battre les Anglais sans leur laisser le temps d’utiliser leurs archers légendaires.
Cette victoire :
- redynamise l’armée,
- redonne confiance au peuple,
- consolide l’autorité du roi,
- brise le mythe de l’invincibilité anglaise.
Elle ouvre la voie à la stratégie de reconquête méthodique de Charles V : reprendre les villes une par une, affamer les garnisons ennemies, éviter les batailles rangées inutiles, et compter sur les généraux talentueux comme du Guesclin.
Pontvallain est l’acte fondateur de ce renouveau.
Pourquoi Pontvallain doit être célébrée aujourd’hui
À une époque où l’on oublie parfois les combattants qui ont façonné notre identité, Pontvallain rappelle la force d’un peuple uni autour de valeurs éternelles :
- le courage,
- la fidélité au roi,
- l’amour de la patrie,
- la foi chrétienne.
Du Guesclin n’a pas seulement gagné une bataille :
il a ravivé l’espérance française.
Ce moment de l’histoire mérite d’être transmis, raconté, magnifié — non comme une simple anecdote militaire, mais comme un héritage spirituel et national.
🎥 La geste de Bertrand du Guesclin – French Medieval Folk – AI








